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Entreprises en milieu scolaire
Yonne Lautre
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Quand le professeur Véolia instruit nos enfants19 mai 2013, par Yonne Lautre
Pour découvrir les leçons du maître... de l’eau, il faut cliquer sur les onglets et sur les items du bas de la page.
en particulier sur : http://www.kidslovecities.com/
ça c’est de la pédagogie !
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Entreprises en milieu scolaire Brèves Quand Total s’occupe des ZEP17 juin 2010, par Administrateurs du site
Dans certaines villes en "ZEP" deux dispositifs d’aide aux enfants en difficulté scolaire "cohabitent" (la Cour des Comptes appréciera !) :
Le dispositif Coup de Pouce (sans clé ?) géré par la municipalité qui fait appel aux enseignants volontaires,
Le dispositif Coup de Pouce Clé "géré" par l"’Education Nationale" - en fait l’Apféé (Association Pour Favoriser l’Egalité des chances à l’Ecole)Quand on découvre la liste des "partenaires" de l’Apféé : Rotary, Total, Fondation Béttencourt-Schueller, Auchan..., on se dit que les classes vertes organisées par BP, c’est pour demain !
http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-quand-total-s-occupe-des-zep-52388348.html
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"Actions au sujet des interventions des entreprises en milieu scolaire" "Internet accompagné"23 mai 2006
"Internet accompagné"
Le ministre de l’Education, Gilles de Robien, et le délégué aux usages de
l’internet, Benoît Sillard ( initiateur de la campagne "micro-portable
étudiant") l’avaient annoncée.Cette fois, l’opération "internet accompagné" s’affiche dans les journaux.
Sous un sympathique logo ( emprunté à la conduite automobile accompagnée),
on peut lire dans cette publicité : " Internet accompagné, c’est un ensemble
de partenaires publics et privés :éditeurs, fabricants de matériels
informatiques, distributeurs, fournisseurs d’accès internet, entreprises et
associations de service à la personne..."Le site indiqué www.internetaccompagne.org donne un aperçu de cet
"ensemble" : une pointe d’ Education, une bonne dose de supermarché, un
brin de société de soutien scolaire, une large couche d’internet... un bien
curieux mélange qui risque fort de brouiller l’image de l’Ecole et s’inscrit
dans le processus de marchandisation. -
> "Actions au sujet des interventions des entreprises en milieu scolaire" "Pas de pub privée sur les murs"publics" des collèges et lycées"25 avril 2006, par Transmis par Pierre NICOLAS Coordinateur RAP
Quand notre campagne d’Anticipation en France pour "Pas de pub privée sur les murs"publics" des collèges et lycées" résiste à distance à un certain Tony Blair ..........
Le projet de loi de Tony Blair de réforme de l’éducation, a été voté le 15 mars avec le soutien de l’opposition conservatrice, 52 députés travaillistes (1 sur 4) ont voté contre, bien que le New Labour ait affirmé que le projet avait pour but d’améliorer I’école publique, et qu’il bénéficierait aux plus modestes...
Ce projet autorise les écoles publiques qui le souhaitent à s’émanciper de tout contrôle des autorités locales et à être gérées par une entreprise, une fondation, sous la direction d’un « mécène », parrain privé : association, groupe religieux, entreprise, université ou groupe de parents. l’Église anglicane, Un Milliardaire musulman ou Microsoft se sont déjà déclarés intéressés.
Il s’agit donc de faire sponsoriser l’École ; certes, les sociétés privées sont déjà très investies dans l’Education en Angleterre, au travers de méthodes pédagogiques, de sessions de formation, de gestions d’établissement, et même de critères d’évaluation des maîtres, mais la loi franchit un nouveau cap : < nous entendons mettre les employeurs" au poste de commandement afin qu’ils jouent un rôle clé dans la fixation des filières d’enseignement et dans la définition détaillée du contenu des diplômes », le mot d’ordre est clair.
Pour répondre aux parents qui fuient l’école publique, Tony Blair choisit de s’inspirer du fonctionnement des écoles privées anglaises, notamment chrétiennes, au lieu de promouvoir une école publique de bon niveau, financée par l’argent public et respectant les valeurs du service public...
Les écoles publiques seront financées par des capitaux privés et dotées d’une plus grande autonomie. Elles pourront également recruter librement enseignants, ce qui risque d’ouvrir la porte à des discriminations d’ordre politique, ethniques ; religieux, etc.
Il est assez facile d’imaginer les dérives qui peuvent en découler : publicité pour les sponsors, course à l’efficacité économique, sélection des élèves, mainmise des institutions religieuses sur l’école, modification des contenus scolaires... mais aussi concurrence entre les établissements pour « augmenter le niveau » C’est l’émulation « social-blairiste !
Ces écoles porteront un nouveau nom : les trust schools... Tout un programme !
Article de Elisabeth LABAYE revue de la FSU (supplément 635 du 8 avril 06)
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Publicité sur les murs des collèges et lycées15 septembre 2005
Publicité sur les murs des collèges et lycées
Le point sur la campagne et un appel de son coordinateur :
A vos plumes, fax ou vos courriels
Dans l’opération "Pas de Pub Privée sur les murs publics des collèges et lycées" bien des conseils généraux ou régionaux n’ont toujours pas répondu aux sollicitations des Résistants à l’Agression publicitaires et des militants d’ATTAC motivés par le sujet . En vérifiant la liste suivante des réponses positives , vous constaterez vous même si votre département ou votre région se sont impliqués . Si ce n’est pas le cas, RAP vous invite à l’action pour interpeller une nouvelle fois ces élus .
Ont déjà répondu et se sont donc engagés à interdire toute Publicité privée sur les murs publics des colléges et lycées les départements suivants
: 06 /Alpes Maritimes-08/ les Ardennes- 10/l’Aube- 19/la Corréze-21/ Côte d’Or -25/le Doubs-26/la Drôme-27/ Eurre- 31/ Haute Garonne - 38/l’Isère- 41 loir et Cher- 54 Meurthe et Moselle -63/ Puy de Dôme- 68 Haut-Rhin-75/ La Mairie de PARIS-77/la Seine et Marne -86/ la Vienne - 87/ la Haute Vienne-91/Essonne-
et les Régions Aquitaine Midi pyrénées Poitou-Charentes Rhône-Alpes ,
Pour plus d’infos Pierre NICOLAS coordinateur RAP (CG/CR) -militant d’ATTAC CREST -
26400 DIVAJEU PrNICO@aol.comsalut et merci PrNICO
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> "Actions au sujet des interventions des entreprises en milieu scolaire" par Régine Tassi26 juillet 2005
Chers ami(e)s,
Comme vous pouvez le lire ci-dessous, l’Institut de l’entreprise en partenariat avec la DESCO (Direction de l’Enseignement Scolaire du Ministère de l’Education Nationale) organise la deuxième édition de son « Université d’automne » au lycée Louis Le Grand sur le thème « Les entreprises acteurs de l’innovation et de la recherches. ». Pour rappel, la première université s’était tenue en octobre 2003 au lycée Louis Le Grand à Paris sur le thème « Des entreprises dans la mondialisation ».Cette université d’automne permet aux dirigeants de grandes entreprises de s’adresser aux professeurs de sciences économiques et sociales en vue de les former aux dogmes néolibéraux. En 2003, lors de cette première université d’automne, à laquelle avait participé Luc Ferry, ATTAC avec la FSU et l’APSES avait clairement dénoncé cette emprise des grandes entreprises au sein de l’école avec le soutien du ministère de l’éducation. Nous avions fait un communiqué et organisé une manifestation devant le Lycée, le jour de l’ouverture de cette université du MEDEF. Des responsables d’Attac avaient fait part de notre opposition à Luc Ferry, ministre de l’éducation à cette date qui avait demandé à nous rencontrer.
Nous pouvons, donc, nous préparer pour une prochaine mobilisation si nous tenons encore à défendre une éducation laïque ainsi qu’une recherche non-conforme « au nouvel esprit du capitalisme ».
Je rappelle qu’à ce jour, nous n’avons toujours pas pu obtenir la moindre clarté sur le partenariat réalisé entre l’Institut de l’entreprise et le ministère de l’éducation.
Vous trouverez ci-dessous le programme de cette université de l’Institut de l’entreprise, succursale du Medef avec les différentes entreprises ainsi qu’un communiqué d’Attac Réunion.
Bien cordialement,
Régine Tassi
(Coordinatrice de la Commission « Marchandisation de l’éducation » d’Attac
Les entreprises, acteurs de la recherche et de l’innovation
Les 29 et 30 août 2005, l’Institut de l’entreprise, en collaboration avec la DESCO (Direction de l’Enseignement Scolaire du Ministère de l’Education Nationale), organise la deuxième édition des Entretiens Louis le Grand, présidés par Jean-François Dehecq, Président directeur général de Sanofi Aventis, sur le thème " Les entreprises, acteurs de la recherche et de l’innovation ".
Le coeur des Entretiens Louis le Grand réside dans la présentation d’études de cas préparées conjointement par des enseignants de sciences économiques et sociales et des professionnels de l’entreprise. Cette forme de coopération permet de nourrir le dialogue entre le monde de l’entreprise et celui de l’enseignement.
Le thème
L’innovation est une préoccupation essentielle des entreprises. Elle est en effet un des ressorts principaux de la productivité, de la compétitivité et donc de la croissance économique. Dans ce contexte, elle devient aussi la condition nécessaire de la pérennité des emplois. Elle permet de répondre au besoin de diversité des consommateurs et contribue ainsi directement à l’amélioration de leur satisfaction. Plus généralement, elle offre des solutions à deux problèmes sociaux essentiels que sont la santé et la qualité de l’environnement.
Dans l’entreprise, l’innovation se décline dans de nombreux domaines. Innovation de produit, de procédé, de service, elle peut être suivie de la recherche fondamentale à la présentation commerciale auprès du grand public en passant par l’étape obligée de l’innovation appliquée et aux tests grandeur nature auprès d’un échantillon de consommateurs.
Les entrées dans le programme de sciences économiques et sociales des lycées sont nombreuses. On mentionnera pour mémoire les intitulés suivants : « accumulation du capital, progrès technique et croissance », « organisation du travail et croissance » ou « croissance, progrès technique et emploi » ; « mutations du travail et conflits sociaux » ; « firmes transnationales, compétitivité, différenciation des produits ».
Trois tables rondes permettront de décliner ces questions, remontant des motivations des entreprises jusqu’aux règles de pilotage macroéconomiques de la R&D en passant par les implications sociales de l’innovation.
Elles encadreront des temps d’échanges en ateliers autour d’études de cas concrètes. A chaque fois, à partir d’un cas emblématique identifié par les entreprises, une démarche d’analyse a été construite conjointement avec un enseignant de sciences économiques et sociales. Le champ couvert par ces ateliers est très large, depuis l’application directe de découvertes mathématiques aux produits financiers jusqu’à l’utilisation des nouvelles technologies pour assurer qu’un produit d’usage courant respecte les conditions du développement durable.
Le débat sera animé par un dirigeant de l’entreprise concernée -le plus souvent le président lui-même- et un représentant du corps d’inspection : inspecteur général ou inspecteur pédagogique régional. Pour diversifier les échanges, le public comportera toujours une proportion significative de cadres d’entreprise.
Les études de cas présentées
AGF : L’assurance du risque spatial
BioMérieux : Le diagnostic de la Tuberculose en Inde
BNP Paribas : Les nouveaux produits issus des progrès des mathématiques
EDF : Heurs et malheurs du chauffage électrique
Faurecia : L’organisation du travail en équipes internationales en matière de R&D
Lafuma : Innovation et éco-conception
Nyco : Le renouvellement de l’avantage technologique dans les huiles performantes
PSA : La mise au point du filtre à particules pour les moteurs Diesel
SFR - Cegetel : La mobilité data en entreprise
Suez : De la mise au point des cellules photovoltaïques à leur commercialisation
Thalès : Les rayons X : de la défense à la santé
Thuasne : La mise au point des capteurs pour genouillères et chevillières : des études cliniques à la certification et au remboursement par la Sécurité sociale
Vinci : Les nouveaux produits dans la construction des routes
Attac Réunion
le Medef fait sa propagande à l’Education nationale
vendredi 22 juillet 2005, par V
en 2003 Attac France s’est associé aux protestations de l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales, des syndicats d’enseignants, contre l intrusion du medef au sein de l education nationale : une "université d’automne" avec l’Institut de l’entreprise au lycée Louis le Grand
Un manquement grave au principe de laïcité : la formation continue des enseignants n’est pas alimentée par des travaux scientifiques sur la mondialisation, mais par le discours idéologique de l’un des principaux acteurs de la mondialisation libérale.
La deuxième édition des Entretiens Louis le Grand se tiendra les 29 et 30 août 2005, sur le thème « Les entreprises, acteurs de la recherche et de l’innovation ».
Les entreprises engagées dans les Entretiens Louis le Grand 2005 :
AGF, bioMérieux, BNP Paribas, Communication & Systèmes, EADS, EDF, Faurecia, L’Oréal, Lafuma, Microsoft France, Nyco SA, PSA Peugeot Citroën, Séché Environnement, SFR Cegetel, Suez, Thalès, Thuasne, Vinci.
En mai 2005 un agent général des AGF a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une affaire d’escroquerie qui a lésé près de 140 personnes. Cet agent aurait détourné près de 18 millions d’euros.
en fevrier 2003, les AGF ont ete inculpées "pour faux et usage de faux, escroquerie, blanchiment, faux comptes annuels, infractions au code sur les impôts, infractions aux lois comptables et faux dans le but d’éluder l’impôt". Fraude de 223 millions d’euros.
BNP paribas est present dans les paradis fiscaux suivants : Bahamas - Bahrein - Chypre - Costa Rica - Egypte - Emirats Arabes Unis - Hong Kong - Ile Maurice - Iles Cayman - Indonésie - Irlande - Jersey - Labuan(Malaisie) - Liban - Lichtenstein - Luxembourg - Monaco - Panama - Philippines - Singapour - Suisse - Uruguay - Wallis et Futuna
Selon des documents judiciaires obtenus par l’AFP en fevrier 2005, un Singapourien, Eng Heng Chiaw, a été accusé mardi par un tribunal de singapour d’avoir proposé 305.000 dollars US à un responsable du ministère de la Défense pour soutirer des informations sur l’offre tarifaire d’un concurrent d’Eurocopter afin de permettre à EADS de proposer un prix lui permettant d’arracher le contrat.
En afrique du sud, en 2001, 2
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> "Actions au sujet des interventions des entreprises en milieu scolaire" Valise pédagogique Danone : le rectorat abusé !8 juillet 2005
Communiqué de presse de l’intersyndicale
FSU-SAIPER- SE/UNSA - SGEN/CFDT – SEN et SGPEN/CGTR - SUD EDUCATION
ATTAC et LA FCPE
Valise pédagogique Danone : le rectorat abusé !
L’intersyndicale, la FCPE et ATTAC ont été reçus par Mme CERNO directrice de cabinet du recteur et Mr DIEULIVOL Inspecteur d’académie adjoint.
Nous avons condamné le partenariat avec Danone dans les écoles maternelles et l’exploitation publicitaire qui en a suivi.
Nous avons exprimé notre inquiétude de voir une dérive vers une américanisation de nos écoles.
Nous avons affirmé que c’est à l’Education nationale de permettre aux enseignants d’assurer leurs missions éducatives avec un matériel adapté et non aux marques dont les objectifs fondamentaux sont par essence mercantiles.
La directrice de cabinet et l’inspecteur d’académie adjoint reconnaissent dans cette affaire qu’il y a eu précipitation, manque de concertation au niveau des services du rectorat (Comité pour l’Education à la Santé et à la Citoyenneté) lors de l’accord passé avec Danone. Ils reconnaissent en particulier que l’exploitation publicitaire (spots télévisés etc …) faite par Danone à partir de cette action dans les écoles n’était pas prévue par la signature du partenariat.
Nous avons par ailleurs dénoncé la circulaire du 28 mars 2001 qui ouvre la voie à l’intrusion des marques dans nos établissements en sortant l’école de sa neutralité éducative.
Ainsi, nous avons demandé au Recteur par ses représentants :
* de dénoncer auprès de Danone la campagne publicitaire qui a accompagné l’opération dans les écoles
* de s’adresser par circulaire aux écoles pour demander le retrait de toutes les mallettes à l’effigie de DanoneL’intersyndicale, la FCPE et ATTAC seront vigilants à la mise en œuvre de ces demandes pour la rentrée du 23 août 2005. A défaut, nous ne manquerons pas de nous manifester à nouveau.
La santé des enfants mérite que les appétits commerciaux ne franchissent pas les portes des écoles. L’école a d’autres messages et valeurs à véhiculer que ceux des publicitaires.
FORMONS DES CITOYENS ET NON DES CONSOMMATEURS !
Saint-Denis, le 7 juillet 2005
Pour l’intersyndicale,
Eric SORET ( FSU )
Pour les anglophones quelques extraits de documents de l UNICEF sur les agissements de danone en albanie dans les année 90. en attendant un resumé en francais sur le site d attac reunion.
vincent cel
Si tous les bébés étaient nourris exclusivement au sein jusqu’à l’âge de 6 mois, il serait possible d’éviter le décès de 1,5 million de nourrissons chaque année et la santé et le développement de millions d’autres bébés en seraient nettement améliorés. L’utilisation des substituts du lait maternel, tels que le lait en poudre ou le lait d’animaux, peut mettre en danger la santé des nourrissons, surtout lorsque les parents n’ont pas les moyens d’acheter suffisamment de substituts, qui sont chers, ou ne disposent pas toujours d’eau propre pour les diluer.
http://www.unicef.org/french/ffl/04/ -
Pour info et réaction, un partenariat SFR Education Nationale16 juin 2005
Bonjour,
Pour info et réaction, un partenariat SFR Education Nationale :
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/19/MENB0500198X.htm
Maxime Combes
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> "Actions au sujet des interventions des entreprises en milieu scolaire" par Régine Tassi25 mars 2005
A l’heure où le gouvernement français fait passer en force un projet de loi sur l’Ecole, inspiré du programme libéral européen de la "stratégie de Lisbonne",
Merci d’adresser à vos réseaux ( comités ATTAC, presse...) ce communiqué et le manifeste pour l’annulation du "code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire" ( le manifeste est adressé dans un 2ème envoi)
Un manifeste contre la marchandisation de l’Ecole.
Communiqué du 17 03 05
Les mobilisations pour l’ Education, qui s’organisent partout en France, expriment l’exigence d’un enseignement de qualité pour tous et le refus de voir le service public d’Education subordonné aux besoins de l’économie libérale.
Les pressions commerciales, publicitaires et idéologiques exercées sur l’Ecole sont en effet de plus en plus fortes.
Des organisations et personnalités attachées au respect du principe de neutralité scolaire dénoncent cette situation et ont signé un manifeste pour obtenir l’annulation d’une circulaire au service de la marchandisation de l’Ecole.
Cette circulaire, aux termes ambigus, intitulée « code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire » ( circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001,publiée au BOEN n°14 du 5 avril 2001) autorise des pratiques jusqu’alors interdites : activités sponsorisées, publicités, kits et mallettes fournies par des firmes…De plus, ce code introduit la notion marchande de « neutralité commerciale » et permet aux services du ministère ainsi qu’aux établissements de conclure des « partenariats » avec des organismes et entreprises privés.
Alors que l’état se désengage, organise une décentralisation sans moyens, il incite les établissements devenus « autonomes », voire concurrents, à se tourner vers les entreprises. Le ministère, dont on attendrait qu’il soit le garant de la neutralité scolaire, offre ainsi aux entreprises un cheval de Troie leur permettant de pénétrer au sein même de l’Ecole, d’y faire valoir leurs intérêts marchands et idéologiques.
Depuis la publication de cette circulaire les « partenariats »se multiplient. Relevons, par exemple, parmi les partenaires désormais officiels de l’Education nationale : l’Institut de l’entreprise (filiale du MEDEF), le MEDEF de plusieurs Régions, des marques (publicité pour « Morgan » organisée par le ministère ), Disneyland, des banques, des sociétés de publicité… A ce rythme là, la neutralité scolaire ne sera bientôt plus qu’un souvenir et le service public de l’Education nationale un archaïsme.
Il est urgent de réaffirmer que la neutralité scolaire est indissociable d’une Education de qualité, urgent d’annuler le « code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire ».
Vous trouverez la liste des signataires à la suite du texte du manifeste.
Pour toute information, contacter :
ATTAC : education@attac.org 06 14 62 34
Fédération SUD Education : fede@sudeducation.org
Le Publiphobe : 01 41 81 69 17
R.A.P : contact@antipub.net 01 43 28 39 21
SUD Education 66 : sudeducation.66@laposte.net 04 68 52 57 57
Coordinatrice de la campagne, Christiane Levilly : christiane.levilly@free.fr 01 39 02 12 14
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> "Actions au sujet des interventions des entreprises en milieu scolaire" par Régine Tassi25 mars 2005, par a
MANIFESTE POUR L’ANNULATION DU
« CODE DE BONNE CONDUITE DES INTERVENTIONS
DES ENTREPRISES EN MILIEU SCOLAIRE »Nous, organisations, élus, citoyens, observons avec inquiétude l’intrusion croissante des intérêts privés et marchands dans l’enseignement public, laquelle met à mal le principe constitutionnel de neutralité scolaire.
Plusieurs circulaires confirment le principe de neutralité de l’école. « En aucun cas et en aucune manière les maîtres et les élèves ne doivent servir directement ou indirectement à aucune publicité commerciale » (circulaires du 19 novembre 1936, du 16 avril 1952, du 17 décembre 1956, du 8 novembre 1963 et du 3 juillet 1967).
Malgré cela, la publicité et les pratiques commerciales envahissent le système éducatif.En 2000, Jack Lang, alors ministre de l’Éducation nationale, alerté par l’association ATTAC de l’existence dans les collèges et lycées du jeu boursier, « les Masters de l’économie », organisé par le groupe bancaire CIC dans ces établissements, écrivait avoir été « surpris de découvrir l’importance des actions publicitaires en classe, souvent auprès des élèves du primaire » et déclarait : « Cet état de fait n’est pas acceptable et découle souvent d’une mauvaise information des parents et des enseignants sur la réglementation en vigueur. »
Sous couvert d’empêcher ces pratiques, il publie au Bulletin officiel du ministère de l’Éducation nationale et du ministère de la Recherche n° 14 du 5 avril 2001 un « code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire » (circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001).
Or, malgré un rappel du principe de neutralité de l’école, ce texte donne aux établissements scolaires la possibilité de conclure des partenariats, officialise la présence de logos sur les mallettes pédagogiques et tolère la publicité sur les outils informatiques. Il remplace en outre la notion de neutralité scolaire par celle de neutralité commerciale, précaution révélatrice d’une volonté de marchandisation de l’école.Ce code vise en fait à légitimer et développer des pratiques publicitaires, commerciales et idéologiques inacceptables.
C’est ainsi que, loin d’empêcher le jeu* qu’il était censé interdire, il le justifie.
En témoigne la réponse du 20 mars 2003 donnée par le ministère à un courrier lui demandant des éclaircissements sur les partenariats conclus avec le CIC : « De telles conventions s’inscrivent dans le cadre de la circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001 relative au code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire, qui a fait l’objet d’une publication au Bulletin officiel du ministère de l’Éducation nationale n° 14 du 5 avril 2001. »À la suite des différentes atteintes au principe constitutionnel de la neutralité scolaire, constatées tant dans les faits que dans les textes, nous persistons dans notre volonté de défense d’une école laïque qui assure une réelle neutralité sur le plan idéologique et commercial.
Nous refusons :
Que les enfants servent de supports à une quelconque opération publicitaire.
Que l’école devienne le porte-parole des entreprises.Nous demandons :
Le strict respect de la neutralité scolaire, telle qu’entendue dans la note de service n° 99-118 du 9 août 1999 parue au BOEN du 2 septembre 1999 : « Afin de garantir le principe de neutralité de l’école (...), il ne sera pas donné suite aux sollicitations émanant du secteur privé, dont les visées ont généralement un caractère publicitaire et commercial. »Par conséquent, nous demandons l’annulation du « code de bonne conduite des interventions
des entreprises en milieu scolaire ».Signatures à adresser à Christiane Levilly : 43 Avenue de Paris 78 000 Versailles ou christiane.levilly@free.fr
Merci de joindre vos coordonnées.
*Ce jeu a été déclaré illégal en juillet 2004 par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui répondait au recours déposé par un professeur de philosophie, Gilbert Molinier, contre son organisation.
Liste des premiers signataires au dos.
Premiers signataires :
Organisations : Action Consommation, APED ( Appel pour une école démocratique), ATTAC France, Casseurs de pub, Chiche !, CNT-FTE (Fédération des travailleurs et travailleuses de l’Education), Confédération paysanne, Fédération des syndicats SUD Education, , Le Publiphobe, R.A.P. (Résistance à l’agression publicitaire), RECIT(Réseau des écoles de citoyens), Réseau Stop précarité, Les »Sans-Rien », "Souriez, vous êtes filmés", SUD Education Charente Maritime, SUD Education Pyrénées Orientales , Widef(Women in development Europe).
Personnalités : Latifa Abed(CGT Maxi livres, Réseau stop précarité), Sylvette Amestoy (SNU-CLIAS/FSU,ATTAC), Paul Ariès (Politologue, Directeur de l’ Immondialisation, journal au cœur de l’ altermondialisme), Alain Barreau (SUD Rail, R.A.P), Frédéric de Beauvoir (Conseiller du XIIème-Paris), François Brune (Essayiste, collaborateur du "Monde diplomatique"et de "La Décroissance"), Benoist Busson ( Juriste de France Nature Environnement ), Aymard de Camaret, Pascale Carpente (Conseillère municipale de Courseulles sur mer), Laurent Cassagnau (Maître de conférences à l’ENS), Yves Cochet (Député de Paris), Francine Comte (Ecrivaine, conseillère municipale), Huguette Cordelier ( SUD Education), Pierre Cordelier ( SUD Education), Dominique Delvincourt (Conseillère municipale de Moulins), Sophie Deshayes(Chercheur à l’ENS-LSH,Lyon), Hamilton Dos Santos (Administrateur FCPE-Paris), François Dufour ( Confédération paysanne ), Corine Faugeron (Porte-parole des verts Paris), Yann Fievet (Professeur de SES, Vice-président d’Action Consommation), Aurélie Filippetti (Conseillère du Vème -Paris), David Frantz ( ANPAG,ATTAC), , Gilles Frapper (SUD Education, enseignant chercheur à Poitiers), Véronique Gallais (Présidente d’Action Consommation), Jean-Marc Golfier (SUPETHIC), Lionel Goutelle, Yvan Gradis (Correcteur, Président du Publiphobe), Thomas Guéret (Ingénieur spécialiste de l’efficacité énergétique, Président de R.A.P.), Bernard Hasquenoph (SUD commerces et services, réseau Stop précarité), Nico Hirtt (APED), Alice Hodgson (Wide F, Alliance Paysans- Ecologistes- Consommateurs), Joëlle Jedrika (Administratrice FCPE 37), Christiane Levilly (R.A.P., ATTAC), François Longérinas (Maire-adjoint du 3ème Paris), Abdel Mabrouki (CGT Pizza Hut, réseau Stop précarité), Pierre Minnaert (Professeur d’histoire et géographie, membre du CNIR des Verts), Daniel Mosmant (Chargé de cours à Paris X ,Conseiller municipal de Montreuil), Charlotte Nenner ( Conseillère de Paris), Pierre Nicolas (RAP, ATTAC), Emmanuel Paris (Maître de conférences en sciences de la communication-Paris 13), Gilbert Rachmuhl (UGICT CGT, ATTAC), Simon Renucci ( Député-Maire d’ Ajaccio ), François Simon ( Elu municipal de Toulouse, Alternative Midi-Pyrénées), Geneviève Thiébaut (Conseillère municipale d’Uzès), Fabienne Vansteenkiste ( Conseillère municipale de Montreuil), Frédéric Viale ( Enseignant)** Les coordonnées recueillies ne seront ni divulguées publiquement ni communiquées ni utilisées à des fins commerciales.
APPEL
À SIGNER LE MANIFESTE POUR LE RESPECT DE LA NEUTRALITE SCOLAIRE,
POUR L’ANNULATION DU « CODE DE BONNE CONDUITE DES INTERVENTIONS DES ENTREPRISES EN MILIEU SCOLAIRE. »A la veille d’une nouvelle loi d’orientation sur l’école, il est indispensable de rappeler notre attachement au principe de laïcité et de neutralité de notre service public d’Éducation nationale.
Jusqu’en mars 2001, de nombreux textes rappelaient clairement ce principe constitutionnel.
À cette date, une circulaire, le « code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire » (circulaire n°2001-053 du 28 mars 2001, publiée au BOEN n°14 du 5 avril 2001) est venue autoriser des pratiques contraires à ce principe .
Depuis la publication de ce texte, les partenariats, se multiplient tant au niveau du Ministère que des établissements.
C’est ainsi par exemple que, bafouant le principe de neutralité, le Ministère a fait de la publicité pour la firme de vêtements « Morgan » à l’occasion de la campagne, « Le respect ça change l’école ! », qu’il « confie » la formation des professeurs de sciences économiques et sociales à l’Institut de l’entreprise, qu’il charge Disneyland de l’orientation des élèves, ou encore que la société « Scaramouche » installe des panneaux publicitaires dans les établissements scolaires.
Le caractère dangereux et illégal de ce texte vient d’être confirmé par un jugement*.
En effet, alors que le Ministère se référait à cette circulaire pour « justifier » l’organisation des « Masters de l’économie » (voir texte du manifeste), le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a déclaré, en juillet 2004, ce jeu illégal.
Plusieurs organisations, élus et citoyens ont entrepris des démarches pour obtenir l’annulation de ce code.
Relevons parmi les différentes actions menées dans cette perspective :
Un recours, déposé devant le Conseil d’État par Gilbert Molinier (cette demande n’a pas abouti)
Des courriers adressés à plusieurs reprises par l’association ATTAC au Ministre de l’Éducation nationale et aux parlementaires.
Des questions écrites de Députés adressées au Ministre de l’Éducation nationale .
Diverses publications, dont celle de « Résistance à l’agression publicitaire » (RAP).
Une lettre-pétition lancée par « Casseurs de pub » pour interpeller les Députés.Il apparaît aujourd’hui nécessaire de regrouper les différentes initiatives engagées et de développer la mobilisation pour obtenir l’abrogation de ce texte.
C’est l’objectif du manifeste que nous vous proposons ci-joint, qui sera notamment adressé au ministère de l’Education nationale et pour lequel nous sollicitons votre signature.
Le "code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire" vous sera adressé si vous en faites la demande à
Christiane Levilly 43 Avenue de Paris 78000 Versailles ou christiane.levilly@free.fr
Pour obtenir les autres documents mentionnés ci-dessus, veuillez prendre contact avec les associations concernées.
ATTAC, 66-72, rue Marceau, 93100 Montreuil-sous-bois. Tél. 01 41 58 17 40.
Casseurs de Pub, 11, place Croix-Pâquet, 69001 Lyon. Tél. 04 72 00 09 82
R.A.P. (Résistance à l’agression publicitaire), 53, rue Jean-Moulin, 94300 Vincennes. Tél. 01 43 28 39*Jugement obtenu par un professeur de philosophie, Gilbert Molinier, qui avait déposé un recours contre l’organisation de ce jeu dans l’établissement où il enseigne.
Extraits du jugement :
« Considérant que ce jeu n’a pu se dérouler dans l’établissement sans l’accord au moins verbal du chef d’établissement ; que ce jeu qui avait clairement des objectifs publicitaires et commerciaux pour la banque organisatrice tombait sous le coup de la prohibition des initiatives de nature publicitaire, commerciale, politique ou confessionnelle figurant au règlement intérieur de l’établissement ; qu’il contrevenait également au principe de neutralité de l’école rappelé par de nombreuses circulaires et notes de service émanant du ministre de l’éducation nationale ; qu’enfin, son organisation aurait dû être autorisée par le conseil d’administration de l’établissement, qui, aux termes de l’article L. 421-4 du code de l’éducation, « règle, par ses délibérations, les affaires de l’établissement » ; que, pour tous ces motifs, la décision prise par le proviseur du lycée Auguste Blanqui d’autoriser le déroulement de ce jeu dans l’établissement est illégale et doit, donc, être annulée. »
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MANIFESTE POUR L’ANNULATION DU « CODE DE BONNE CONDUITE DES INTERVENTIONS DES ENTREPRISES EN MILIEU SCOLAIRE »6 janvier 2005, par Transmis par Yann Fiévet Attac conso
MANIFESTE POUR L’ANNULATION DU
« CODE DE BONNE CONDUITE DES INTERVENTIONS
DES ENTREPRISES EN MILIEU SCOLAIRE »
Nous, organisations, élus, citoyens, observons avec inquiétude l’intrusion croissante des intérêts privés et marchands dans l’enseignement public, laquelle met à mal le principe constitutionnel de neutralité scolaire.
Plusieurs circulaires confirment le principe de neutralité de l’école. « En aucun cas et en aucune manière les maîtres et les élèves ne doivent servir directement ou indirectement à aucune publicité commerciale » (circulaires du 19 novembre 1936, du 16 avril 1952, du 17 décembre 1956, du 8 novembre 1963 et du 3 juillet 1967).
Malgré cela, la publicité et les pratiques commerciales envahissent le système éducatif.
En 2000, Jack Lang, alors ministre de l’Éducation nationale, alerté par l’association ATTAC de l’existence dans les collèges et lycées du jeu boursier, « les Masters de l’économie », organisé par le groupe bancaire CIC dans ces établissements, écrivait avoir été « surpris de découvrir l’importance des actions publicitaires en classe, souvent auprès des élèves du primaire » et déclarait : « Cet état de fait n’est pas acceptable et découle souvent d’une mauvaise information des parents et des enseignants sur la réglementation en vigueur. »
Sous couvert d’empêcher ces pratiques, il publie au Bulletin officiel du ministère de l’Éducation nationale et du ministère de la Recherche n° 14 du 5 avril 2001 un « code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire » (circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001).
Or, malgré un rappel du principe de neutralité de l’école, ce texte donne aux établissements scolaires la possibilité de conclure des partenariats, officialise la présence de logos sur les mallettes pédagogiques et tolère la publicité sur les outils informatiques. Il remplace en outre la notion de neutralité scolaire par celle de neutralité commerciale, précaution révélatrice d’une volonté de marchandisation de l’école.
Ce code vise en fait à légitimer et développer des pratiques publicitaires, commerciales et idéologiques inacceptables.
C’est ainsi que, loin d’empêcher le jeu* qu’il était censé interdire, il le justifie.
En témoigne la réponse du 20 mars 2003 donnée par le ministère à un courrier lui demandant des éclaircissements sur les partenariats conclus avec le CIC : « De telles conventions s’inscrivent dans le cadre de la circulaire n° 2001-053 du 28 mars 2001 relative au code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire, qui a fait l’objet d’une publication au Bulletin officiel du ministère de l’Éducation nationale n° 14 du 5 avril 2001. »
À la suite des différentes atteintes au principe constitutionnel de la neutralité scolaire, constatées tant dans les faits que dans les textes, nous persistons dans notre volonté de défense d’une école laïque qui assure une réelle neutralité sur le plan idéologique et commercial.
Nous refusons :
Que les enfants servent de supports à une quelconque opération publicitaire.
Que l’école devienne le porte-parole des entreprises.
Nous demandons :
Le strict respect de la neutralité scolaire, telle qu’entendue dans la note de service n° 99-118 du 9 août 1999 parue au BOEN du 2 septembre 1999 : « Afin de garantir le principe de neutralité de l’école (...), il ne sera pas donné suite aux sollicitations émanant du secteur privé, dont les visées ont généralement un caractère publicitaire et commercial. »
Par conséquent, nous demandons l’annulation du « code de bonne conduite des interventions
des entreprises en milieu scolaire ».
Signatures à adresser à Christiane Levilly : 43 Avenue de Paris 78 000 Versailles ou christiane.levilly@free.fr
Merci de joindre vos coordonnées.
*Ce jeu a été déclaré illégal en juillet 2004 par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise qui répondait au recours déposé par un professeur de philosophie, Gilbert Molinier, contre son organisation.
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Motion concernant la diffusion du livre DASSAULT dans les classes de CM2 de la commune de Corbeil.par la FSU 9121 décembre 2004
Fédération
Syndicale
Unitaire 91Motion concernant la diffusion du livre DASSAULT dans les classes de CM2 de la commune de Corbeil.
L’Inspection d’Académie de l’Essonne a, semble-t-il, autorisé la municipalité de Corbeil-Essonnes à distribuer gratuitement un livre à l’ensemble des élèves de CM2 de la ville. Les représentants du CDEN relèvent 4 manquements graves dans cette décision d’un service de l’Etat.
1. Le sujet du livre : un livre sur les avions de combat pour des enfants de CM2 est un choix extrêmement discutable alors qu’une partie de l’enseignement à ce niveau porte sur la « construction de la paix depuis 1945 ».
2. Cette préface est polémique, subjective et historiquement tendancieuse. Elle met en cause la responsabilité du gouvernement du front populaire dans la défaite de 1940… Une affirmation qui va à l’encontre de toutes les études historiques sérieuses. Un discours que l’on n’avait plus entendu depuis maintenant plus de 60 ans et que l’on aurait aimé ne plus jamais entendre.
3. Le caractère promotionnel de l’entreprise d’avions DASSAULT est explicite dans cet ouvrage et donc interdit par la loi. Des logos de l’entreprise sont présents à plusieurs endroits du livre. Nous rappelons que l’Ecole ne doit pas servir de relais publicitaire. Ce procédé peut être considéré comme une entorse au principe de laïcité dans les établissements scolaires.
4. Monsieur le Maire de Corbeil-Essonnes préface ce livre et joint sa photo. Un édile municipal ne peut pas relayer son image vers ses concitoyens par le biais des enfants et encore moins par le canal scolaire.
En conséquence, les représentants du CDEN demandent l’annulation de cette distribution et l’envoi d’un correctif aux familles.
Les représentants du CDEN
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"La marchandisation de l’éducation et l’offensive libérale contre l’école, Mercredi 15 décembre 2004" par Régine Tassi10 décembre 2004
Mme Martine Billard, députée de Paris, et les parlementaires membres des Coordinations Attac de l’Assemblée nationale et du Sénat
vous invitent au colloqueLa marchandisation de l’éducation et l’offensive libérale contre l’école
Mercredi 15 décembre 2004
de 9 h 30 à 15 h
126, rue de l’Université, 75007 ParisEn France, jusqu’à ces dernières années, le néolibéralisme en matière scolaire ne s’avouait pas franchement, pour des raisons historiques et culturelles. Aujourd’hui, cependant, se mettent en place des pratiques et se tiennent des discours visant ouvertement à transformer l’éducation en service marchand.
Cette volonté de soumettre l’école aux dogmes de l’économie et de la finance n’est pas spécifique à la France, même si le gouvernement Raffarin témoigne d’une ardeur particulière dans ce domaine. Elle s’inscrit dans une démarche générale impulsée par les grandes organisations internationales : la Banque mondiale, l’OMC, avec l’Accord général sur le commerce des services (AGCS), et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ainsi que la Commission européenne.
A la veille du dépôt du projet de loi d’orientation sur l’éducation, le colloque permettra de dresser un bilan de l’offensive libérale contre l’école et de discuter des actions pour la mettre en échec.
PROGRAMME
9 h 30 : accueil (Françoise Galland et Christiane Levilly)
9 h 45 : Introduction
Martine Billard, députée de Paris, et Régine Tassi (coordinatrice de la commission « Marchandisation de l’éducation » d’Attac10 h-12 h Première table ronde
La Banque mondiale, l’OCDE, l’OMC et la Commission européenne, même combat
Comment ces organisations entendent mettre l’école aux normes libérales
Intervenants : Susan George (vice-présidente d’Attac), Nico Hirtt (APED, association pour une école démocratique), Richard Hatcher (universitaire britannique, NUT) et Louis Weber (président de l’Institut de recherches de la FSU)Débat avec la salle
13 h-15 h Deuxième table ronde
Réformes et politiques éducatives : vers la marchandisation et la privatisation
Les conséquences de la décentralisation et le projet de loi d’orientation
Les partenariats public/privé en milieu scolaire.
Ce que devrait être l’école républicaine.
Intervenants : Samuel Johsua (professeur à l’université de Provence), Christian Laval (membre de l’Institut de recherches de la FSU, membre du Conseil scientifique d’Attac), Daniel Monteux(SNESUP), une élue Verte (Martine Billard), un élu PS (Jean-Luc Mélenchon, ancien ministre) ; un élu PC.Débat avec la salle et conclusion.
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L’inscription est obligatoire, il vous suffit de renvoyer un mel à <education@attac.org> ou de téléphoner au 06 14 71 62 34.
Cordialement,
Régine Tassi
Coordinatrice de la commission Marchandisation de l’éducation -
> "Actions au sujet des interventions des entreprises en milieu scolaire" Pub Microsoft et FSU29 novembre 2004
Pub Microsoft et FSU
Bonjour à tous,
Nous nous battons depuis de nombreuses années contre les interventions des entreprises dans les écoles (publicité, commerce, idéologie) contraires à la neutralité scolaire. Nous avons dénoncé de nombreux agissements notamment celui du Ministère de l’EN qui affichait une publicité pour la firme Morgan sur son site et dans les lieux publics dans le cadre d’une campagne scolaire dite pédagogique (qui s’est révélée inefficace sauf peut-être pour les profits de Morgan).
Nous nous interrogions alors fort logiquement et légitimement sur la volonté du Ministère (tant sous la gauche d’alors qu’actuellement sous la droite) de vouloir faire cesser les agissements publicitaires, commerciaux et idéologiques de ces entreprises dans les écoles.
Aujourd’hui notre interrogation et notre surprise sont encore plus grandes et notre dépit très profond. Notamment en regard de la publicité pour Microsoft en dos de couverture dans le n°99 de novembre 2004 du magazine « Pour », mensuel de la FSU.
Il ne s’agit pas d’une publicité pour un simple logiciel mais pour un « développement », une publicité largement teintée de privatisation de l’enseignement !!!Cette publicité est inacceptable :
La photo d’une classe de cinq jeunes élèves (collège) aux origines diverses debout dans un parc très arboré et face à une enseignante debout devant le mur d’une belle bâtisse en pierre de taille. Tout ce joli monde tient un bloc-note dans les mains. Sur chacun des élèves sont dessinés au feutre blanc des accessoires reflétant divers activités peintre avec le béret de Léonard de Vinci, sportif olympique médaillé, plongeuse sous-marine, musicien avec un saxophone, et cosmonaute.
Voilà pour le graphisme qui fleure bon les projets pédagogiques et les itinéraires de découverte en plein air.Le texte maintenant, et là il est impossible de se tromper tellement c’est explicite :
En haut à droite en gros caractères :
« On imagine de grandes choses pour eux ».
suivit en caractère normaux de :
« Les enfants portent en eux tant de promesses qu’ils pourront devenir, un jour, ce qu’ils imaginent déjà. Ce sont ces rêves qui nous inspirent pour développer des logiciels qui facilitent l’expression de tous les potentiels »
Qui est ce "on" ? et qui est ce "nous" ? rien d’autre que Microsoft dont l’adresse d’un site dédié apparaît.
Vous observerez par ailleurs la subtilité du mot « enfants » en lieu et place du mot « élèves » pourtant plus approprié dans ce contexte mais contraire au Code de bonne conduite qui a rendu, comme on le voit, si facile le contournement du principe de neutralité scolaire !
Et quel potentiel s’agit-il de développer ? Celui des enseignants comme en témoignage le slogan (protégé par des droits d’exploitation par le sigle « TM ») figurant en bas à droite :
« Votre potentiel, notre passion - MICROSOFT »Voilà notre surprise.
Microsoft a passé un contrat scandaleux avec le Ministère de l’EN dans le cadre d’équipements des classes en logiciels. Des contrats comme sait en faire Microsoft afin de s’assurer l’exclusivité du "marché" que cette société a elle même créé au sein des écoles avec la bénédiction du MEN. De nombreux enseignants ont vu cela d’un très mauvais œil et certains, courageusement, refusent d’utiliser ces outils au risque d’être mal vus par leur hiérarchie...
La FSU est « Pour » comme l’indique le titre de son magazine ?
Selon la FSU, la multinationale de Bill Gates, Microsoft, est à même de « développer le potentiel des enseignants » ...
... et à quoi sert Éducation Nationale ?!
Nous nous demandions pourquoi le SNES-FSU ne soutient toujours pas l’action d’Attac contre le « Code bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire ».
Nous nous demandions pourquoi le SNES-FSU persiste toujours à trouver ce texte très efficace alors que c’est ce même texte qui a fait dire au Ministère de l’EN que le jeu du CIC, « les Masters de l’économie », pouvait avoir lieu dans les écoles puisqu’il ne contrevenait pas à la neutralité commerciale nouvellement édictée par ce « Code de bonne conduite ».
Nous nous le demandons d’autant plus aujourd’hui que le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a déclaré ce jeu-concours illégal et condamné le Lycée Auguste Blanqui de St-Ouen (93) pour avoir autorisé ce jeu-concours en contravention avec la neutralité scolaire en s’appuyant sur cette notion précisée par les circulaires qui ont précédé le « Code de bonne conduite » et en écartant soigneusement la notion de « neutralité commerciale de l’école » formulée par ce dernier.
Nous nous interrogeons également sur l’absence de publicité que le SNES-FSU aurait dû pourtant faire autour de ce procès très important gagné par un enseignant de philosophie courageux, Gilbert Molinier, après quatre ans de procédure.
Nous nous interrogeons enfin sur cette persistance à ignorer les faits on ne peut plus clairs à charge contre le « Code de bonne conduite des interventions des entreprises en milieu scolaire ».Nous souhaitons vivement avoir des réponses sur tous ces points de la part des responsables de ce syndicat.
Dans cette attente,
Cordialement
Le Collectif Attac Ile-de-France Education-
> "Actions au sujet des interventions des entreprises en milieu scolaire" Pub Microsoft, Monde diplo et FSU30 novembre 2004
Bonjour,
Tout à fait d’accord avec cette analyse. Je vous signale aussi que cette pub passe depuis des mois dans Le Monde Diplomatique. Ils doivent bien se marrer chez Microsoft.
Cordialement Bernard Blavette ( ATTAC 92 )
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> "Actions au sujet des interventions des entreprises en milieu scolaire" "La pub exclue de l’école ?"4 octobre 2004
"La pub exclue de l’école ?", c’est le titre d’un article d’Eric Conan paru dans "L’Express" ( semaine du 4 au 10 octobre ).
Il y est question du jeu du CIC et du jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise déclarant ce jeu illégal :
La pub exclue de l’école ? - L’Express du 04/10/2004 (n°2779)
Eric ConanElle pénètre de plus en plus les établissements. L’interdiction d’un jeu organisé par une banque prend valeur de rappel à l’ordre.
La décision date de cet été, mais le ministère de l’Education ne lui a guère donné d’écho : le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a déclaré « illégal » le jeu-concours Les Masters de l’économie que le Crédit industriel et commercial organisait dans de nombreux établissements scolaires.
La motivation principale de ce « jeu d’initiation à la Bourse », auquel participaient plusieurs milliers d’enseignants, relevait d’une habile « approche clientèle », comme on dit au CIC, qui se constituait ainsi à peu de frais un fichier de futurs clients éventuels. Le juge administratif a estimé que « ce jeu, qui avait clairement des objectifs publicitaires et commerciaux pour la banque organisatrice, tombait sous le coup de la prohibition des initiatives de nature publicitaire, commerciale, politique ou confessionnelle » et qu’il contrevenait « au principe de neutralité de l’école ».
Ce jugement est d’autant plus gênant qu’il résulte de l’initiative d’un professeur de philosophie, Gilbert Molinier, qui, après s’être élevé en vain contre l’organisation de ce concours au lycée Auguste-Blanqui de Saint-Ouen, a saisi le juge administratif. Et ce rappel à l’ordre souligne la complicité de nombreux responsables éducatifs, recteurs, proviseurs et même syndicats enseignants ayant laissé faire, acceptant que la présentation du concours ait lieu durant les heures d’enseignement. Le contexte de ces dernières années explique ce manque de vigilance : les initiatives publicitaires croissantes des marques lorgnant sur les populations lycéennes avaient été encouragées par une circulaire de mars 2001, ébréchant pour la première fois l’interdiction de la publicité à l’école en vigueur depuis 1936.
Seuls quelques fonctionnaires ont résisté. Bernard Saint-Girons, recteur de l’académie de Créteil, a ainsi demandé aux chefs d’établissement, en février dernier, par une circulaire, de ne pas participer au concours du CIC, notant qu’ « une enquête diligentée par l’inspection générale avait relevé des approximations, voire des erreurs économiques, concernant notamment le fonctionnement de la Bourse, susceptibles de brouiller les objectifs d’acquisition des connaissances que les programmes scolaires ont définis ». Ce qui n’a pas empêché plusieurs milliers de pédagogues de soumettre à cette bouillie publicitaire des dizaines de milliers d’élèves.
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Le site du Collectif Attac Ile-de-France Education9 septembre 2004
Bonjour à toutes et à tous,
Le site du Collectif Attac Ile-de-France Education a été mis à jour.
http://attaceducidf.jeanmarcfiorese.comIl y a quelques nouveautés depuis le printemps dernier.
Nos actions, notamment contre les interventions des entreprises en milieu
scolaire se poursuivent et trouvent un écho grandissant.
Merci à ceux, particuliers, militants, organisations et comités locaux
d’Attac qui ont relayé et relayent toujours notre travail.Cordialement,
Jean-Marc Fiorese -
Education nationale et partenariats : Le MEDEF fait la loi !6 septembre 2004
Education nationale et partenariats : Le MEDEF fait la loi !
Voici quelques informations qui confirment, s’il en était besoin, que la politique de partenariats sert à privatiser l’Ecole et que le ministère se moque du monde ( voir en particulier la "réponse" du ministère concernant le partenariat avec l’institut de l’entreprise ) .
Depuis décembre 2001 ( Le MEN faisait alors une publicité pour la firme "Morgan" dans le cadre d’un partenariat conclu à l’occasion de la campagne " Le respect, ça change l’ école " ) j’ai échangé de nombreux courriers avec le ministère à propos des partenariats .*
En février 2002, le ministère écrivait notamment :
"Le Ministère de l’Education nationale se réserve (..) la possibilité de conclure des accords de partenariats avec les entreprises"
Je lui adressais donc cette question :
"Voulez vous dire que le Ministère se réserve le droit en dehors des règles de droit ?"
Malgré des demandes répétées, le ministère n’a jamais indiqué les règles suivies pour conclure ces partenariats et ma question est bien sûr restée sans réponse …
Partenariat entre le MEN et l’institut de l’entreprise (IDE) :
RAPPEL :
En octobre dernier, ATTAC avait vivement protesté contre ’ l’université d’automne" organisée dans le cadre du partenariat conclu entre le ministère et l’IDE ( émanation du MEDEF ).
Cette "université" qui avait pour thème " les entreprises dans la mondialisation ", était destinée à " former" 200 professeurs de sciences économiques et sociales avec la participation de Luc Ferry, Pascal Lamy et le gratin du grand patronat pour faire valoir le seul point de vue des entreprises multinationales
J’ai demandé au ministère ( tout citoyen en a le droit ) de me communiquer ce contrat de partenariat .
Voici la réponse que m’a adressée Monsieur Patoz, Conseiller technique du ministère :
"Vous avez sollicité par courriers en date du 28 mai et du 14 juin 2004 le Ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche sur le contrat de partenariat conclu entre le Ministère et l’Institut de l’entreprise dont vous souhaitez obtenir copie .
Après de multiples recherches auprès de nos services, j’ai le regret de vous informer qu’il n’y a pas eu d’accord entre le Ministère et l’Institut "
Ce partenariat, coûteux pour le ministère ( ne serait ce que pour assurer la rémunération des remplacements des professeurs qui suivent les stages de l’IDE ) ne ferait donc l’objet d’aucun accord !
Cette réponse , conforme à d’autres déjà reçues pour différents partenariats , est évidemment inacceptable .
Le ministère de l’Education nationale, bafouant les règles républicaines, les principes de neutralité et de laïcité de l’Ecole ,se rallie entièrement aux exigences du MEDEF .
A suivre activement …
*On peut consulter ces courriers ( dont certains seraient comiques si le sujet n’était pas si grave ) sur le site : http://attaceducidf.jeanmarcfiorese.com
fr
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Réflexions, Brèves & Actions
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